Près de quatre immigrants sur dix sont titulaires d'un diplôme universitaire au Québec

Québec, le 3 juin 2014 – En 2011, près de 40 % des immigrants de 25 à 64 ans au Québec détiennent un certificat, diplôme ou grade universitaire contre 20 % des non-immigrants. Le poids occupé par ces 240 000 immigrants ayant terminé une formation universitaire a pour effet de hausser de près de trois points le pourcentage global affiché par la population québécoise. Notons que près d’un immigrant sur cinq ayant atteint ce niveau de scolarité a étudié dans un programme de génie; cette proportion est plus du double de celle des non-immigrants.

Les immigrants arrivés récemment et les plus jeunes détiennent les plus hauts niveaux de scolarité. Contrairement à la population native, ce sont les hommes qui tendent à présenter un profil plus scolarisé que les femmes. Ces résultats sont tirés d’un article publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec dans le bulletin Données sociodémographiques en bref.

Les personnes vulnérables sont plus enclines à craindre la criminalité

En dépit de la diminution constante des taux de criminalité, en 2009, environ une personne sur six au Québec demeure tout de même craintive quant au crime. Cette crainte est, par ailleurs, plus élevée au Québec qu’en Ontario, alors que les deux provinces partagent des taux de criminalité semblables. 

La peur est plus répandue chez les femmes et les personnes âgées, tout comme parmi la population vivant dans des conditions socioéconomiques précaires, isolées socialement et ayant vécu des expériences de victimisation par le passé. Des perceptions négatives quant à la problématique criminelle dans leur voisinage sont aussi associées à la peur du crime. 

L’absence d’emploi influence le lien entre le faible revenu et le stress

Lorsqu’une personne est en emploi, le faible revenu ne semble pas augmenter le risque de percevoir son niveau de stress comme élevé ou modéré. Par contre, pour une personne sans emploi, le faible revenu augmente plus fortement ce risque. 

Par ailleurs, le faible revenu augmente de manière comparable le risque de percevoir sa santé comme défavorable, qu’une personne soit en emploi ou non.

La mobilité de la population québécoise dominée par l’automobile

En 2010, un peu plus des trois quarts de la population québécoise déclarent l’automobile comme étant leur principal mode de transport, contre environ 13 % pour le transport en commun. À cet égard, mentionnons que ce faible pourcentage découle d’une offre de services jugée insuffisante, conjuguée à une possession élevée de véhicule privé.

Parmi la population ayant accès au transport au commun, l’usage régulier de celui-ci est plus répandu chez les jeunes et les individus à faible revenu. Les personnes dont le revenu du ménage excède 100 000 $ sont aussi plus enclines à utiliser ce mode de transport.


L'Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le coordonnateur statistique pour le Québec et la pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

Sources :

  • Marc-André Gauthier
    Agent de recherche socioéconomique
    Tél. : 418-691-2406, poste 3113
  • Marie-Andrée Gravel
    Analyste en statistiques du travail
    Tél. : 418-691-2406, poste 3240
  • Stéphane Crespo
    Agent de recherche socioéconomique
    Tél. : 418-691-2406, poste 3105
  • Sylvain Carrier
    Conseiller en communication
    Tél. : 418 691-2403, poste 3329
    Cellulaire : 418 655-2411
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