Le marché québécois du travail affiche une stabilité en 2014

Montréal, le 18 mars 2015 – Après quatre années de croissance continue de l’emploi, le marché québécois du travail demeure stable en 2014. Malgré cette stabilité, certains travailleurs tirent leur épingle du jeu. Ainsi, on observe une hausse de l’emploi permanent (+ 16 400) et une croissance chez les travailleurs autonomes (+ 7 200) ainsi que chez ceux détenant un diplôme universitaire (+ 34 200). Le taux de chômage varie peu (+ 0,1 point) et s’établit à 7,7 % en 2014. Quant au salaire horaire moyen, il a connu une croissance supérieure à l’indice des prix à la consommation (+ 2,8 % c. + 1,4 %). C’est ce qui ressort, entre autres, de la publication intitulée État du marché du travail au Québec. Bilan de l’année 2014, rendue publique aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec à partir des données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.

Le taux d’emploi des travailleurs de 55 ans et plus atteint un nouveau sommet

Contrairement aux hommes (– 16 400), les femmes réalisent des gains d’emplois (+ 15 500) en 2014. En outre, le nombre d’emplois occupés par les travailleurs de 15-24 ans (– 5 200) et ceux âgés de 25-54 ans (– 29 600) fléchit, alors qu’il augmente chez ceux âgés de 55 ans et plus (+ 33 800). D’ailleurs, le taux d’emploi (31,2 %) de ces derniers atteint son plus haut niveau depuis le début de la série chronologique en 1976.

La création d’emplois dans le secteur des services est contrebalancée par les pertes dans le secteur des biens en 2014

La stabilité de l’emploi en 2014 résulte de la contraction dans le secteur des biens (– 22 800) qui a été compensée par la croissance dans celui des services (+ 21 700). Alors que les soins de santé et l’assistance sociale (+ 15 400) ainsi que l’hébergement et les services de restauration (+ 12 700) présentent les plus fortes hausses de l’emploi, la construction (– 16 500) et les services professionnels, scientifiques et techniques (– 8 100) subissent des pertes. Sur le plan régional, la Montérégie connaît la plus forte croissance de l’emploi en 2014 (+ 16 100), contrairement à Montréal qui perd 16 000 emplois. Par ailleurs, la région Chaudière-Appalaches affiche le plus bas taux de chômage au Québec (5,3 %).

L’emploi à temps partiel (+ 31 400) augmente, alors que celui à temps plein (– 32 500) recule. Ainsi, la durée hebdomadaire de travail des Québécois diminue de 0,2 heure pour se fixer à 34,8 heures en 2014. Alors que le temps de travail des employés reste presque stable à 34,2 heures, celui des travailleurs autonomes recule de 39,6 à 38,6 heures (– 1,0 heure).

La publication État du marché du travail au Québec. Bilan de l’année 2014 fait également un survol de la situation du marché du travail dans l’ensemble du Canada et dans les autres provinces. De plus, elle examine la participation au marché du travail selon la présence d’enfants ou non. Enfin, cette publication comporte une section qui traite de la situation des immigrants sur le marché du travail.

 


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Sources :

  • Jean-Marc Kilolo Malambwe
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  • Sylvain Carrier
    Conseiller en communication
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