Développer l’intérêt pour la lecture tôt dans la vie : un atout pour la réussite scolaire au secondaire

Montréal, le 15 novembre 2016 – L’Institut de la statistique du Québec rend public aujourd’hui un fascicule sur la motivation en lecture, produit à partir des données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ). On apprend, entre autres, dans cette publication, que le fait de consacrer davantage de temps à la lecture pour le plaisir est associé à une motivation, un sentiment de compétence et un rendement scolaire plus élevés, non seulement en langue d’enseignement mais aussi en mathématiques, chez les jeunes francophones de 15 ans. Par ailleurs, le temps passé à lire pour le plaisir chez ces jeunes augmente avec le niveau de scolarité de la mère, tandis qu’aucune différence n’est observée selon le revenu familial.

L’intérêt pour la lecture prend forme avant l’entrée à l’école

L’analyse des données colligées depuis la petite enfance révèle que les jeunes qui avaient feuilleté plus souvent des livres de leur propre initiative, à l’âge préscolaire (vers 2 ½ ans), affichaient en moyenne un niveau de motivation intrinsèque en lecture plus élevé au primaire, c’est-à-dire qu’ils étaient plus susceptibles d’aimer lire, de trouver cette activité intéressante ou de la pratiquer sans y être obligés, et cela, quel que soit leur groupe linguistique. Cette plus grande motivation en lecture au primaire est, à son tour, associée à de meilleurs résultats scolaires dans la langue d’enseignement à 15 ans. Ces résultats ont été obtenus après avoir contrôlé l’effet d’autres caractéristiques pouvant être associées à la réussite scolaire.

Les enfants issus de parents allophones présentent un plus grand intérêt pour la lecture au primaire

L’étude permet également de poser un regard sur les liens entre les langues auxquelles les enfants ont été exposés en bas âge et l’intérêt de ces derniers pour la lecture au primaire. Même après avoir pris en compte diverses caractéristiques comme le milieu socioéconomique et le degré de réussite en lecture en première année du primaire, les enfants vivant dans un ménage où la langue la plus souvent parlée par les parents n’était ni le français ni l’anglais affichaient un niveau de motivation en lecture plus élevé au primaire que les autres enfants. Ce résultat pourrait refléter le désir de certains de ces élèves, qui sont issus de parents allophones, de maîtriser la langue d’enseignement.

L’ELDEQ en bref

L’ELDEQ, réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, est menée auprès d’un échantillon représentatif d’enfants nés au Québec en 1997-1998 et suivis depuis l’âge d’environ 5 mois. L’objectif principal de cette étude est de comprendre les facteurs qui, pendant la petite enfance, conduisent au succès ou à l’échec lors du passage dans le système scolaire. Les collectes de données ont été financées par le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de la Famille, la Fondation Lucie et André Chagnon, l’Institut de la statistique du Québec, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail et le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

On peut consulter le fascicule et les autres publications tirées de l’ELDEQ sous l’onglet « Publications » du site Web de l’étude, à l’adresse suivante : www.jesuisjeserai.stat.gouv.qc.ca.

 


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