Retour à la croissance de l’investissement minier au Québec

Québec, le 15 novembre 2017. – Après quelques années de forte décroissance des investissements miniers effectués au Québec entre 2012 (5,13 G$) et 2015 (2,49 G$), les perspectives de croissance s’améliorent. Ainsi, le bilan de 2016 se traduit par une augmentation de l’investissement minier de 2,9 % par rapport à 2015, pour un total de 2,57 G$.

Cette perspective de croissance se reflète dans les intentions exprimées par les sociétés pour 2017. L’investissement minier augmentera de 17,8 % par rapport à 2016, soit des dépenses totalisant 3,02 G$. Les dépenses consacrées aux travaux d’exploration et de mise en valeur des gîtes minéraux devraient connaître une hausse substantielle de 81,3 % pour atteindre 539 M$. De plus, les dépenses consacrées aux infrastructures minières, qui comprennent les travaux généraux dans la roche, l’immobilisation, la réparation et l’entretien, augmenteraient de 9,5 % pour atteindre 2,48 G$.

C’est ce que révèle le bulletin Mines en chiffres – L’investissement minier au Québec en 2016, rendu public aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec. Les résultats proviennent du Recensement sur l’investissement minier du Québec, dont les données sont publiées aujourd’hui sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec.

Les principales régions minières du Québec

Dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, où les activités minières sont surtout axées sur l’or, les investissements ont connu un recul modéré de 5,6 % en 2015 et une augmentation de 25,8 % en 2016. Les régions de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec, particulièrement affectées par le recul du prix du fer et des métaux usuels, ont vu leurs investissements respectifs diminuer de 22,0 % et de 17,0 % en 2015. Cette baisse des investissements s’est poursuivie en 2016, mais de façon moins prononcée, atteignant 14,2 % pour la Côte-Nord et 1,2 % pour le Nord-du-Québec.

Investissements pour l’aménagement des complexes miniers en 2016

En 2016, les dépenses d’investissement réalisées par les mines en exploitation au Québec totalisent 2,23 G$. Plus précisément, les dépenses engagées en travaux généraux dans la roche pour l’aménagement de complexes miniers ont atteint 899 M$, les dépenses d’immobilisation, 621 M$, et les dépenses de réparation et d’entretien, 712 M$. Les mines dont la principale substance exploitée est l’or occupent une place prépondérante au Québec, représentant 48,1 % des dépenses d’investissement effectuées pour l’ensemble des mines québécoises. L’extraction et le traitement du minerai de fer, y compris l’extraction de l’ilménite (fer et titane), occupent la deuxième place (23,5 %), suivis des mines de métaux usuels (13,2 %), puis de la mine de diamant (12,4 %).

Dépenses d’exploration en 2016

De 2011 à 2015, les dépenses en travaux d’exploration et de mise en valeur des gîtes minéraux sont passées de 834 M$ à 259 M$, une période de forte décroissance durant laquelle les dépenses ont chuté de 68,9 %. À partir de 2016, on constate une reprise des activités d’exploration et de mise en valeur des gîtes minéraux puisque les dépenses atteignent 297 M$, une augmentation de 14,6 % par rapport à 2015. Selon les intentions exprimées par les sociétés minières pour 2017, les dépenses d’exploration et de mise en valeur pourraient atteindre 539 M$, une augmentation de 81,3 %.

En 2016, la région du Nord-du-Québec occupe le premier rang en ce qui a trait aux dépenses consacrées aux travaux d’exploration et de mise en valeur, qui s’y chiffrent à 145 M$, soit 48,6 % du total québécois. Le Nord-du-Québec est suivi par l’Abitibi-Témiscamingue, où ces dépenses atteignent 131 M$ (44,0 %), puis par la Côte-Nord avec 8 M$ (2,7 %) et le Saguenay–Lac-Saint-Jean avec 3 M$ (0,9 %).

Les métaux précieux, principalement l’or, demeurent les substances les plus recherchées au Québec en 2016 et représentent 69,3 % des frais d’exploration et de mise en valeur, pour un total de 206 M$. Ils sont suivis par les métaux usuels (16,0 % pour 48 M$). Même si l’or domine toujours en 2016, l’exploration minière tend à se diversifier au Québec, laissant maintenant une plus grande place à d’autres substances minérales comme le graphite, le lithium et les terres rares. Celles-ci accaparent 8,4 % des dépenses d’exploration et de mise en valeur de gîtes minéraux au Québec.

 


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Sources :