Projection de la population des municipalités, 2009-2024
Notes méthodologiques La projection de la population des municipalités est fondée sur une méthode différente de celle réalisée pour les régions administratives et les MRC. Tout en utilisant les mêmes hypothèses globales, elle se base sur une période de référence et une année de départ différentes. Ses résultats ne coïncident donc pas parfaitement avec ceux des niveaux géographiques supérieurs diffusés récemment (juillet et décembre 2009). Ces dernières projections utilisaient la méthode classique dite « des composantes », où les divers phénomènes démographiques (fécondité, mortalité, migration) sont appliqués séparément et successivement pour faire évoluer la population par âge du temps (t) à (t+1), tandis que la présente projection utilise la méthode dite « des taux de passage », où l’évolution de cohortes quinquennales est basée sur l’évolution globale de leur effectif durant une période de cinq ans. Ainsi, si les 20-24 ans d’une municipalité donnée comptaient 100 personnes en 2004 et qu’en 2009 la même cohorte (soit les 25-29 ans) comptait 120 personnes, on calculera que le taux de passage à appliquer aux 20-24 ans de cette municipalité sera de + 20 %. Pour réduire le plus possible la fluctuation aléatoire et prendre en considération une plus large période, les taux de passage utilisés sont basés sur la moyenne de ceux observés entre 2001-2006 et entre 2004-2009, pour les deux sexes réunis. En s’inspirant de la croissance ou décroissance maximale observée dans des populations de taille suffisamment importante, les taux de passage sont limités à un maximum de + 80 % et à un minimum de – 60 %. Cela revient à poser l’hypothèse qu’aucune cohorte ne peut augmenter de plus de 80 % ou décliner de plus de 60 % en 5 ans. Les 0-4 ans sont obtenus par l’utilisation normale du module de projection de la fécondité, et les paramètres de cette composante sont basés sur les taux de fécondité de la période 2006-2009 calculés par grappe de municipalités voisines atteignant une population minimale d’environ 2 500 personnes. Ces regroupements sont nécessaires pour obtenir des taux statistiquement robustes. Dans certaines communautés autochtones, la forte fécondité permet de calculer des taux robustes à partir de populations inférieures à 2 500. Les taux de passage sont appliqués jusqu’au groupe des 80-84 ans (qui passent à 85-89 ans). Ensuite la population n’évolue qu’avec la mortalité (calculée par MRC), qui elle n’est pas appliquée aux 5 à 84 ans, car prise en considération dans les taux de passage. La mortalité est cependant appliquée aux naissances de la période pour obtenir les 0-4 ans en fin de période. Ceci pose l’hypothèse que les 0-4 ans et les 85 ans et + ne migrent pas. La méthodologie des taux de passage est imparfaite dans le sens où la croissance d’une cohorte est intrinsèquement liée à son effectif de départ. Ainsi, la croissance peut devenir exponentielle en dépit d’un bassin d’entrants potentiels pourtant limité. Dans la méthode employée ici, ce problème est contourné en limitant progressivement les taux de passage dans le temps, mais surtout en ajustant les effectifs obtenus dans chaque groupe d’âge sur le total préalablement obtenu dans une projection distincte par MRC. La présente projection par municipalité est donc imbriquée à celle des MRC. Il est aussi important de noter que ces projections ne prennent pas en compte les contraintes d’aménagement qui pourraient limiter la croissance de la population et des ménages d’une municipalité. Elles n’intègrent pas non plus les diverses perspectives microéconomiques qui pourraient favoriser ou non la croissance démographique d'une municipalité donnée. Source : Institut de la statistique du Québec.
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