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L’Institut, déjà 10 ans
Des statistiques sur le Québec d’hier et d’aujourd’hui pour le Québec de demain
Création
L’Institut de la statistique du Québec a été constitué le 1er avril 1999 avec l’entrée en vigueur des derniers articles de la Loi sur l'Institut de la statistique du Québec (L.R.Q., c. I-13.011) adoptée en juin 1998.
Issu du regroupement du Bureau de la statistique du Québec, de l'Institut de recherche et d'information sur la rémunération, de l’organisme Santé Québec et des membres du personnel du ministère du Travail affectés à la réalisation de l'Enquête sur la rémunération globale, l’Institut est riche de l’expérience et de la compétence héritées de ces quatre entités.
L’Institut
L’Institut c’est près de 350 femmes et hommes qui, dans ses bureaux situés à Québec et à Montréal, ont à cœur de satisfaire les besoins de connaissances statistiques et ainsi contribuer à l’épanouissement du Québec.
Au sein de l’appareil gouvernemental québécois, l’Institut est un organisme qui joue un rôle stratégique. En effet, en appui à la gouverne, il alimente le suivi d’indicateurs utiles aux ministères et aux organismes et il contribue aux activités de veille sur les politiques publiques. De plus, en appui à la recherche, de nombreuses publications et banques de données sont disponibles pour les chercheurs qui souhaitent, eux aussi, contribuer à l’avancement de la société québécoise. Enfin, l’Institut diffuse des données fiables et pertinentes sur la réalité québécoise afin que la population en général soit mieux informée et puisse ainsi prendre des décisions plus éclairées.
À l’écoute des besoins et des préoccupations de sa clientèle, l’Institut s’est doté de plusieurs comités consultatifs. Ces comités lui permettent, entre autres, d’intensifier ses efforts pour anticiper la connaissance statistique requise pour le Québec, de développer différents partenariats et de renforcer ses liens avec le milieu universitaire et de la recherche.
Principes fondamentaux
L’Institut adhère notamment aux principes fondamentaux de la statistique officielle adoptés par la Commission économique pour l'Europe (organisme de l'ONU). Ces principes justifient l'importance qu'il accorde, dans ses actions et ses décisions, à l'impartialité, au professionnalisme, au respect de la confidentialité, à la neutralité et à la transparence.
L’Institut a d’ailleurs toujours placé au centre de ses préoccupations la protection des renseignements confidentiels et la sécurité de l’information tant numérique que physique dont il dispose. Les exigences de sa loi au regard de la confidentialité sont une garantie pour les décideurs et les citoyens.
Dès 1999, il s’est doté d’un Comité sur la protection des renseignements personnels et des autres renseignements confidentiels (remplacé par le Comité de la confidentialité et de la qualité depuis avril 2008) afin de s’assurer d’avoir un cadre de gestion approprié à la réalisation de ses mandats. En outre, l’Institut se fait un devoir d’intégrer dans ses façons de faire les meilleures pratiques des organismes statistiques internationaux.
Rôle de coordonnateur statistique
Depuis sa création, l’Institut assure la coordination entre Statistique Canada et l’Administration publique québécoise. À cet effet, il représente officiellement le Québec au sein du Conseil consultatif fédéral-provincial-territorial de la politique statistique, participe aux différents comités fédéraux-provinciaux-territoriaux sectoriels de statistiques et est membre du Conseil de la statistique de l’état civil du Canada.
Il est le porte-parole du Québec auprès de Statistique Canada. Il lui transmet les besoins statistiques de l’Administration publique québécoise et il informe les ministères et les organismes gouvernementaux du Québec de l’évolution des programmes de Statistique Canada.
En tant que coordonnateur statistique au Québec, il favorise la participation active des ministères et des organismes dans le but de constituer ensemble une base d’informations statistiques officielles de haute qualité. Ainsi, il conjugue les efforts visant à informer adéquatement les différents acteurs de la société, ce qui leur permettra d’échanger sur les enjeux et les défis auxquels le Québec doit et devra faire face.
Principaux domaines d’activité statistique
Les principaux domaines d’activité statistique couverts par l’Institut sont l’économie, la santé, la société, la démographie, la culture, les communications, le travail, la rémunération et le développement durable. Ses travaux s’appuient sur une infrastructure à la fine pointe des développements récents en matière de méthodologie d’enquête, de techniques de collecte et de technologies de l’information et de diffusion.
Au cours des 10 dernières années, l’Institut a toujours favorisé le développement des connaissances sur le Québec. C’est pourquoi chaque année, l’Institut élargit sa production statistique et s’intéresse à des domaines en émergence. De plus, de nombreuses études résultant d’enquêtes effectuées à la demande de clients ont été réalisées et plusieurs articles scientifiques ou techniques ont été diffusés dans différents bulletins ou périodiques du Québec et de l’étranger.
Services à la clientèle
Le Centre d’information et de documentation (CID) de l’Institut offre directement à toute la population un service de renseignements statistiques sur le Québec par téléphone, sur place, par correspondance ou télétransmission, ou encore grâce au site Web de l’Institut.
De plus, l’Institut offre gratuitement sur son site Web une multitude de tableaux statistiques dans tous les domaines couverts par sa mission ainsi que le téléchargement de la presque totalité de ses publications.
Par son Centre d’accès aux données de recherche (CADRISQ), l’Institut vise également à promouvoir la recherche et la formation dans le domaine des statistiques sociales au Québec. Ce centre permet aux milieux universitaires et de la recherche d’avoir accès à certaines banques de données statistiques de l’Institut.
Une entente a d’ailleurs été conclue en 2005-2006 avec l’Université de Montréal et le Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales (CIQSS) dans le but de favoriser une plus grande utilisation des données de l’Institut par le large réseau de chercheurs constitué par le CIQSS.
La même année, une entente a également été conclue avec Statistique Canada désignant l’Institut comme le lieu de coordination des demandes d’accès à ses microdonnées de recherche faites par les employés de l’Administration publique québécoise.
Enfin, sur le plan technologique, l’Institut a réalisé des travaux dans le but de permettre l’exploitation à distance et en toute sécurité de données destinées à la recherche.
Faits marquants depuis 10 ans
- Juin 2000 : création de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, un partenariat qui était constitué au départ de quatre ministères et organismes et qui en compte aujourd’hui six. L’Observatoire est en relation constante avec les milieux culturels et peut également compter sur les recommandations de huit comités consultatifs pour établir les programmes de travail.
- Octobre 2000 : Plan d’affaires 2000-2004.
- Avril 2002 : (premier) Plan stratégique 2002-2005.
- Avril 2003 : premier Calendrier annuel de diffusion des informations statistiques sur les différents aspects de la société québécoise permettant d’informer la clientèle de sa production, et de confirmer la neutralité, la crédibilité et l’intégrité de l’Institut en ce qui a trait à la livraison de ses produits et services.
- Juin 2003 : mise en place du Bureau de projets.
- Novembre 2003 : lancement officiel de la Banque de données des statistiques officielles (BDSO) sur le Québec, répertoire Web unique d’informations statistiques intégrées et comparables, fruit de la collaboration de 25 ministères et organismes. Ce répertoire permet aux utilisateurs d’accéder gratuitement à des informations statistiques qui, jusque-là, n’étaient consultables qu’en s’adressant à chacun des divers ministères et organismes québécois. Un document de référence Gestion et codification des territoires aux fins de la BDSO portant sur la codification internationale des pays, continents et régions continentales ainsi que sur la codification des grandes régions, provinces ou États à l’intérieur de certains pays y a été ajouté en décembre 2004.
- Janvier 2004 : mise en place de l’Observatoire économétrique permettant de doter le Québec d’un instrument majeur de modélisation de données sur l’économie.
- 2004-2005 : production, pour la première fois, de données fort attendues sur la scène régionale, soit le produit intérieur brut aux prix de base des 17 régions administratives.
- 2005-2006 :
- (deuxième) Plan stratégique 2005-2008 (prolongé jusqu’en 2009);
- implantation d’un mécanisme sécurisé d’échange d’information sur le Web;
- recours à la numérisation et à la reconnaissance optique de caractères pour la saisie des données du Registre des évènements démographiques.
- Novembre 2005 : mise en place du premier Cadre intégré de gestion de la qualité composé d’un document d’orientations générales et d’une politique générale en matière de gestion de la qualité.
- Décembre 2005 : l’Institut s’implique dans une enquête de type longitudinal. En effet, un partenariat est conclu jusqu’en 2012 avec deux ministères et la Fondation Lucie et André Chagnon, afin d’assurer la poursuite de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ).
- Avril 2006 : modification à la Loi sur l’Institut de la statistique du Québec pour y ajouter un nouveau mandat relatif au développement durable, soit celui d’aider à l’élaboration et au suivi de la stratégie de développement durable du gouvernement du Québec.
- Mai 2006 : le gouvernement du Québec entérinait les constats et les recommandations du Groupe de travail sur l’examen des organismes du gouvernement qui concernaient l’Institut. Ce groupe concluait, entre autres, que : « Les services offerts par l’Institut sont essentiels à l’État pour être en mesure de prendre des décisions stratégiques et sa raison d’être ne saurait être remise en question dans ce contexte. »
- Année 2007 : 40e anniversaire du modèle intersectoriel de l’Institut, modèle à partir duquel les utilisateurs peuvent produire des études d’impact qui mesurent les retombées de projets d’investissement et de dépenses, notamment en ce qui concerne les emplois générés et les revenus fiscaux escomptés.
- Novembre 2007 : lancement de l’Environnement pour la promotion de la santé et du bien-être (EPSEBE) qui permet aux chercheurs d’avoir accès à distance à des fichiers de microdonnées de façon sécuritaire. L’Institut, à titre de cogestionnaire du projet avec des chercheurs de l’Université Laval, rend opérationnelles les conditions (légales, éthiques, administratives et techniques) d’obtention des données destinées à la recherche et assure la gestion des accès aux chercheurs.
- Avril 2008 : mise en place du Comité de direction générale et de quatre comités stratégiques (Comité du développement des affaires, Comité des projets, Comité de la confidentialité et de la qualité et Comité des ressources humaines).
- Avril 2008 : création du guichet unique pour l’accès aux données par des chercheurs.
- Automne 2008 : premier sondage concernant la satisfaction des ministères et des organismes publics à l’égard des services de l’Institut.
- Mars 2009 : (premier) Plan d’action de développement durable 2008-2013.
- Au cours des prochains mois :
- production du (troisième) Plan stratégique 2009-2014;
- diffusion du Guide des bonnes pratiques dans les enquêtes.
L’Institut à l’honneur
L’Institut a également reçu différents hommages au cours des dernières années; mentionnons notamment :
- La version électronique du Québec statistique s’est classée « deuxième publication de référence grand public », dans la catégorie cédérom, lors du 9e gala des MIMs d’Or en 2003.
- La BDSO a été retenue parmi les trois finalistes dans la catégorie « Services gouvernementaux en ligne », lors du concours des OCTAS 2004 tenu par la Fédération de l’informatique du Québec.
- L’Environnement pour la promotion de la santé et du bien-être (EPSEBE) a été sélectionné comme finaliste dans deux catégories aux OCTAS 2008, prix décernés par la Fédération de l’informatique du Québec.
Rayonnement national et international de l’Institut
En très peu d'années, l'Institut s’est démarqué et s'impose parmi les organismes statistiques sur les scènes nationale et internationale. Notamment :
- L'Institut participe au comité directeur et au conseil scientifique de l’Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité créé en 2002 à Paris dans le but de diffuser et de valoriser la réflexion française et québécoise menée dans le domaine sanitaire et social. Cet observatoire regroupe neuf ministères et organismes, dont trois du Québec et six de la France.
- Plusieurs ententes de collaboration statistique ont été mises sur pied entre l'Institut et l’étranger, notamment avec la Tunisie, la France et la Belgique. L’Institut a aussi ouvert des créneaux de coopération avec plusieurs autres pays ou entités politiques, comme la Russie, la Chine et la Catalogne.
- L’Institut a toujours encouragé ses spécialistes à présenter sur les scènes nationale et internationale les résultats de leurs travaux en méthodologie, démographie, statistiques culturelles, sociales ou de santé, techniques d'enquêtes, géomatique, technologies de l'information, etc. Ces présentations ont eu lieu surtout au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Allemagne, en Espagne, en Tunisie, en Grande-Bretagne, en Suisse, aux Pays-Bas et en Italie. Plusieurs de ces spécialistes ont également participé à de nombreux comités, conférences, colloques et ateliers qui se sont tenus tant au Québec qu’au Canada ainsi qu’à l’étranger.
- Les pays suivants s'inspirent des façons de faire de l’Institut dans différents domaines : la Belgique (l'Observatoire des politiques culturelles du ministère de la Communauté française), la Suède (par l'entremise de la Fondation de la Banque de Suède) et la France (le Centre Quetelet-CNRS et l'Institut national de la statistique et des études économiques).
- Organisation de colloques :
- Octobre 2002 : organisation du Colloque international sur les statistiques culturelles à Montréal, et ce, conjointement avec l’Institut de statistique de l’UNESCO.
- Mai 2005 : le Québec a été l’hôte du Colloque francophone sur les sondages 2005. Ce colloque qui constitue la rencontre officielle avec la Société Française de Statistique a été organisé par l’Institut et l’Université Laval, en collaboration avec plusieurs partenaires. Il faisait suite aux trois premières éditions qui avaient toutes eu lieu en territoire européen.
- Mai 2005 : dans le cadre de ses activités au sein de l’Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité, l’Institut a participé à l’organisation du Forum franco-québécois sur la santé qui a eu lieu au Québec.
- Août 2008 : l’Institut a été l’organisme national hôte du 15e colloque international « Démographie et cultures » de l’Association internationale des démographes de langue française (AIDELF). Ce colloque, qui s’est tenu dans le cadre festif des activités du 400e anniversaire de la ville de Québec, était également parrainé par l’Institut national d’études démographiques de la France, Hydro-Québec et quelques autres organismes canadiens et européens.
L’avenir de l’Institut
Fort de l’expertise et de la compétence acquises par les membres de son équipe au cours des années, l’Institut a contribué et contribuera encore davantage à l’avancement du Québec. Conscient de son rôle et dans le respect de sa mission, il veillera à coordonner les efforts requis pour la production, l’analyse et la diffusion d’informations statistiques officielles, objectives et de qualité car celles-ci permettent d’enrichir la connaissance, d’éclairer les débats et d’appuyer la prise de décision des différents acteurs de la société québécoise.
D’ailleurs, dans les mois à venir, l’Institut produira son Plan stratégique 2009‑2014 qui guidera ses actions pour les prochaines années. Une chose est cependant acquise… Nous produirons des statistiques sur le Québec d’hier et d’aujourd’hui pour le Québec de demain.
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