Le salaire des employés de l’administration québécoise est en retard sur celui du secteur privé, alors que la rémunération globale est à parité dans les deux secteurs

Montréal, le 29 novembre 2001 – En 2001, le salaire des employés de l’administration québécoise est en retard de 7,7 % par rapport à celui de l’ensemble des autres salariés québécois. Un retard est aussi noté vis-à-vis du secteur privé (- 8 %). Sur le plan de la rémunération globale, qui considère les avantages sociaux et les heures de travail en plus du salaire, l’administration québécoise affiche un retard de 5,3 % face à l’ensemble des autres salariés québécois alors qu’elle est à parité avec le secteur privé. C’est ce qui ressort notamment du rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) intitulé Rémunération des salariés : état et évolution comparés rendu public ce matin.

La situation comparative de l’administration québécoise est demeurée stable entre 2000 et 2001 face à l’ensemble des autres salariés québécois. Ce constat est valable tant pour le salaire que pour la rémunération globale. Dans la comparaison avec les différents secteurs, certains affaiblissements de la situation comparative de l’administration québécoise sont notés; c’est notamment le cas face à l’administration municipale, pour le salaire comme pour la rémunération globale. L’administration québécoise connaît cependant une amélioration de sa situation comparative vis-à-vis de l’administration fédérale, sur le plan du salaire et de la rémunération globale.

Par ailleurs, l’ISQ constate que les maximums normaux des échelles salariales de l’administration québécoise sont moins élevés que ceux de l’ensemble des autres salariés québécois pour deux des trois catégories d’emplois considérées pour cette analyse, soit les techniciens et les employés de bureau. Cela révèle un potentiel salarial inférieur. De plus, certains salariés des différents secteurs comparés bénéficient d’un maximum au mérite, alors qu’il n’y en a pas dans l’administration québécoise.

Les déboursés pour les avantages sociaux sont similaires dans l’administration québécoise et chez les autres salariés québécois, soit environ 20 % du salaire. Le même constat est fait pour la comparaison avec le secteur privé.

La semaine régulière de travail de l’administration québécoise est plus courte que celles des autres salariés québécois et de ceux du secteur privé. Le temps chômé payé est plus important pour les salariés de l’administration québécoise que pour les autres salariés québécois et ceux du secteur privé. Les heures de présence au travail, obtenues en retranchant le temps chômé payé des heures régulières, sont donc moins nombreuses dans l’administration québécoise.

Tendances salariales

Les salariés québécois bénéficieraient, dans leur ensemble, d’une augmentation salariale moyenne de 2,7 % en 2001 et de 2,5 % en 2002. C’est ce qui ressort notamment des perspectives salariales établies par l’Institut de la statistique du Québec, présentées dans la deuxième partie du rapport sur la rémunération des salariés. Compte tenu des prévisions d’inflation actuellement disponibles, les salariés québécois bénéficieraient d’un gain de pouvoir d’achat en 2001 et 2002.

L’Institut mentionne également que les maisons d’experts-conseils prévoient, pour 2001 et 2002, des taux d’augmentation de leur échelle salariale allant de 2,4 % à 2,7 % pour les salariés non syndiqués du secteur privé. Pour l’ensemble des salariés syndiqués, les données pour les trois premiers trimestres de 2001, tirées des conventions collectives en vigueur, indiquent une croissance salariale de 2,8 %. Les augmentations vont de 2,2 % dans le secteur des entreprises publiques québécoises à 3,1 % dans le secteur fédéral.

Par ailleurs, l’ensemble des salariés couverts par les conventions signées et enregistrées au cours des trois premiers trimestres de 2001 bénéficieront d’une augmentation annuelle moyenne de 3,1 % pour la durée de leur convention.

L’Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une information statistique pertinente, fiable et actuelle sur l’évolution socioéconomique du Québec et de la société québécoise. Dans le cadre de son mandat, il informe le public sur la rémunération globale dans l’administration québécoise et dans les autres secteurs de l’économie.

Bulletin radiotélévisé

En 2001, le salaire des employés de l’administration québécoise est en retard de 7,7 % par rapport à celui de l’ensemble des autres salariés québécois. Un retard est aussi noté vis-à-vis du secteur privé (- 8 %). Sur le plan de la rémunération globale, qui considère les avantages sociaux et les heures de travail en plus du salaire, l’administration québécoise affiche un retard de 5,3 % face à l’ensemble des autres salariés québécois alors qu’elle est à parité avec le secteur privé. C’est ce qui ressort notamment du rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) intitulé Rémunération des salariés : état et évolution comparés rendu public ce matin.

Les salariés québécois bénéficieraient, dans leur ensemble, d’une augmentation salariale moyenne de 2,7 % en 2001 et de 2,5 % en 2002. C’est ce qui ressort notamment des perspectives salariales établies par l’Institut de la statistique du Québec, présentées dans la deuxième partie du rapport sur la rémunération des salariés. Compte tenu des prévisions d’inflation actuellement disponibles, les salariés québécois bénéficieraient d’un gain de pouvoir d’achat en 2001 et 2002.

L'Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une information statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique du Québec et de la société québécoise. Dans le cadre de son mandat, il informe le public sur la rémunération globale dans l'administration québécoise et dans les autres secteurs de l'économie.

Sources :

  • Michel Durand
    Tél. : (514) 864-8686, poste 6021; cellulaire : (514) 918-1991
    Responsable des communications (ISQ)

  • Nathalie Mongeau
    Tél. : (514) 876-4384, poste 6233
    Chargée de projet, Direction du travail et de la rémunération (ISQ)

  • Centre d'information et de documentation (ISQ)
    Tél.: (418) 691-2401
    ou 1-800-463-4090 (aucuns frais d'appel au Canada et aux États-Unis)