| Salaire
et rémunération globale de l’administration
québécoise : retard face à l’ensemble
des autres salariés québécois, comme en
2002 Montréal, le 27 novembre 2003 –
En 2003, le salaire des employés de l’administration
québécoise est en retard de 10,3 % par rapport
à celui de l’ensemble des autres salariés
québécois. Un retard est aussi noté vis-à-vis
du secteur privé (- 10,6 %). Sur le plan de la rémunération
globale, qui considère les avantages sociaux et les
heures de travail en plus du salaire, l’administration
québécoise affiche un retard de 6,8 % face à
l’ensemble des autres salariés québécois
et de 3,5 % face au secteur privé. C’est ce qui
ressort notamment du rapport de l’Institut de la statistique
du Québec (ISQ), intitulé Rémunération
des salariés : état et évolution comparés,
2003, rendu public ce matin.
La situation comparative de l’administration québécoise
est demeurée stable entre 2002 et 2003 face à
l’ensemble des autres salariés québécois.
Ce constat est valable tant pour le salaire que pour la rémunération
globale. Dans la comparaison avec chacun des secteurs, la
situation comparative de l’administration québécoise
est stable sur le plan salarial. Toutefois, un affaiblissement
est noté en ce qui concerne la rémunération
globale face au secteur universitaire et à l’administration
fédérale.
Par ailleurs, l’Institut constate que les maximums
normaux des échelles salariales de l’administration
québécoise sont moins élevés que
ceux de l’ensemble des autres salariés québécois
et du secteur privé pour les trois catégories
d’emplois considérées dans cette analyse,
soit les professionnels, les techniciens et les employés
de bureau. Cela révèle un potentiel salarial
inférieur.
Les déboursés pour les avantages sociaux sont
similaires dans l’administration québécoise
et chez les autres salariés québécois,
soit environ 19 % du salaire. Le même constat est fait
dans la comparaison avec le secteur privé.
La semaine régulière de travail de l’administration
québécoise est plus courte que celles des autres
salariés québécois et de ceux du secteur
privé. Le temps chômé payé est
plus important chez les salariés de l’administration
québécoise que chez les autres salariés
québécois et ceux du secteur privé. Les
heures de présence au travail, obtenues en retranchant
le temps chômé payé des heures régulières,
sont donc moins nombreuses dans l’administration québécoise.
Tendances salariales
En excluant l’administration québécoise
où les négociations sont en cours, les salariés
québécois bénéficieraient, dans
leur ensemble, d’une augmentation salariale moyenne
de 2,4 % en 2003 et de 2,3 % en 2004. C’est ce qui ressort
notamment des perspectives salariales établies par
l’Institut de la statistique du Québec, présentées
dans la deuxième partie du rapport sur la rémunération
des salariés. Compte tenu des prévisions d’inflation
actuellement disponibles, ces salariés subiraient une
légère perte de pouvoir d’achat en 2003
alors qu’ils bénéficieraient d’un
gain de pouvoir d’achat en 2004, malgré la croissance
nominale légèrement à la baisse.
L’Institut mentionne également que les maisons
d’experts-conseils prévoient, pour 2003 et 2004,
des taux d’augmentation de leur échelle salariale
allant de 1,9 % à 2,8 % pour les salariés non
syndiqués (principalement du secteur privé).
Pour l’ensemble des salariés syndiqués,
les données pour les trois premiers trimestres de 2003,
tirées des conventions collectives en vigueur, indiquent
une croissance salariale de 2,6 %. Les augmentations vont
de 1,2 % dans le secteur municipal à 3,1 % dans le
secteur fédéral.
Par ailleurs, l’ensemble des salariés couverts
par les conventions signées et enregistrées
au cours des trois premiers trimestres de 2003 bénéficieront
d’une augmentation annuelle moyenne de 2,3 % pour la
durée de leur convention.
L’Institut de la statistique du Québec produit
et diffuse une information statistique pertinente, fiable
et actuelle sur l’évolution socioéconomique
du Québec et de la société québécoise.
Dans le cadre de son mandat, il informe le public de la rémunération
globale dans l’administration québécoise
et dans les autres secteurs de l’économie.
Bulletin radiotélévisé
En 2003, le salaire des employés de l’administration
québécoise est en retard de 10,3 % par rapport
à celui de l’ensemble des autres salariés
québécois. Un retard est aussi noté vis-à-vis
du secteur privé (- 10,6 %). Sur le plan de la rémunération
globale, qui considère les avantages sociaux et les
heures de travail en plus du salaire, l’administration
québécoise affiche un retard de 6,8 % face à
l’ensemble des autres salariés québécois
et de 3,5 % face au secteur privé. C’est ce qui
ressort notamment du rapport de l’Institut de la statistique
du Québec (ISQ), intitulé Rémunération
des salariés : état et évolution comparés,
2003, rendu public ce matin.
En excluant l’administration québécoise
où les négociations sont en cours, les salariés
québécois bénéficieraient, dans
leur ensemble, d’une augmentation salariale moyenne
de 2,4 % en 2003 et de 2,3 % en 2004. C’est ce qui ressort
notamment des perspectives salariales établies par
l’Institut de la statistique du Québec, présentées
dans la deuxième partie du rapport sur la rémunération
des salariés. Compte tenu des prévisions d’inflation
actuellement disponibles, ces salariés subiraient une
légère perte de pouvoir d’achat en 2003
alors qu’ils bénéficieraient d’un
gain de pouvoir d’achat en 2004, malgré la croissance
nominale légèrement à la baisse.
L’Institut de la statistique du Québec produit
et diffuse une information statistique pertinente, fiable
et actuelle sur l’évolution socioéconomique
du Québec et de la société québécoise.
Dans le cadre de son mandat, il informe le public de la rémunération
globale dans l’administration québécoise
et dans les autres secteurs de l’économie.
Sources :
- Michel Durand
Responsable des communications
Tél. : (514) 864-8686, poste 6021; cellulaire :
(514) 918-1991
Institut de la statistique du Québec
- François Bellemare
Analyste, travail et rémunération, Direction
du travail et de la
rémunération
Tél. : (514) 876-4384, poste 6243
Institut de la statistique du Québec
- Centre d'information et de documentation (ISQ)
Tél.: (418) 691-2401
ou 1 800 463-4090 (sans frais d'appel au Canada et aux
États-Unis)
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