Enrichissement collectif : contribution appréciable de l’industrie bioalimentaire québécoise
Québec, le 26 février 2010 – Durant la période 2005-2008, le produit intérieur brut (PIB) réel de l’industrie bioalimentaire du Québec affiche une croissance annuelle moyenne de 1,7 % passant de 16,0 à 16,8 milliards de dollars. C’est un rythme de progression comparable à celui de l’ensemble de l’économie québécoise (+ 1,8 %). En moyenne, au cours de cette période, la filière bioalimentaire contribue à hauteur de 6,7 % à la création de richesse dans l’économie québécoise. C’est ce que révèle la publication Profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire au Québec, édition 2009 réalisée conjointement par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et l’Institut de la statistique du Québec.
Au nombre des secteurs qui composent la filière bioalimentaire, ceux du commerce de détail des aliments et boissons et de la fabrication de boissons et de tabac affichent les plus fortes augmentations entre 2005 et 2008 avec respectivement 274,2 et 216,7 millions de dollars. Le secteur de la culture et de l’élevage (+ 127,9 millions de dollars) et celui des services de restauration et de débit de boissons (+ 122,3 millions) enregistrent également des progressions importantes. En moyenne, sur la période analysée, le secteur de la fabrication des aliments, des boissons et du tabac compte pour 34,7 % du PIB réel de l’industrie bioalimentaire, suivi des services de restauration et de débit de boisson (23,9 %), du commerce de détail des aliments et boissons (22,4 %) et de la culture, de l’élevage, de la pêche, de la chasse, du piégeage et du soutien à l’agriculture (19,1 %).
Baisse des investissements de l’industrie bioalimentaire
Les investissements de l’industrie bioalimentaire se chiffrent à 2,05 milliards de dollars en moyenne sur la période 2005-2008. Durant cet intervalle, les investissements ont connu une variation annuelle moyenne de – 1,3 %. Ce résultat est à l’opposé de l’ensemble de l’économie qui a vu ses dépenses en immobilisation augmenter en moyenne de 7,9 %. Conséquemment, la part relative des dépenses en immobilisation de l’industrie bioalimentaire dans l’ensemble de l’économie est passée de 4,2 % en 2005 à 3,2 % en 2008.
Le secteur primaire agricole connaît une baisse de ses investissements de 17,6 % en 2008 comparativement à l’année 2007. Toutefois, sur la période 2005-2008, les investissements de ce secteur progressent en moyenne de 0,3 %. C’est ce secteur qui contribue le plus aux investissements de l’industrie bioalimentaire avec en moyenne 32,0 % du total. Durant la période 2005-2008, le secteur aliments, boissons et tabac est le seul autre secteur qui enregistre une progression annuelle moyenne positive de ses investissements (+ 1,7 %).
Légère progression de l’emploi dans l’industrie bioalimentaire
L’industrie bioalimentaire génère un total de 488 300 emplois en 2008. Sur la période 2005-2008, le nombre d’emplois de cette industrie augmente en moyenne annuellement de 1,8 % et fournit ainsi un nouvel emploi à 25 000 personnes durant cet intervalle. La progression de l’emploi observée (+ 1,5 %) dans l’ensemble de l’économie est similaire à celle de l’industrie bioalimentaire. En moyenne, sur la période 2005-2008, l’industrie bioalimentaire compte pour 12,6 % des emplois de l’ensemble de l’économie.
Échanges internationaux : progression du solde commercial en 2008
Le solde commercial du secteur bioalimentaire atteint un excédent de 372,5 millions de dollars en 2008 soit près du double de celui de 2007. En 2008, les marchés internationaux des produits agricoles et alimentaires ont généré des exportations d’une valeur de 4,85 milliards de dollars alors que les importations ont atteint 4,48 milliards de dollars. Les États-Unis demeurent le principal marché des produits bioalimentaires québécois avec des exportations qui totalisent 2,73 milliards de dollars, en hausse de 13,4 % par rapport à 2007.
Sur la période 2005-2008, la forte croissance annuelle moyenne des exportations de légumineuses et oléagineux (+ 33,0 %) ainsi que des animaux vivants (+ 71,9 %) a contribué à la progression du solde commercial. À l’opposé, la hausse des importations de boissons (+ 10,7 %) a atténué l’excédent des échanges. Toutefois, la croissance des importations entre 2005 et 2008 est légèrement supérieure avec un taux annuel moyen de 8,8 % alors que les exportations progressent de 8,2 %.
Depuis 2005, les exportations à destination des pays autres que les États-Unis, le Mexique, le Japon et l’Union européenne connaissent le plus important essor. Les exportations vers ces pays affichent une hausse annuelle moyenne de 23,8 % sur la période 2005-2008 et atteignent 1,13 milliard en 2008.
Les ventes de la production végétale stimulent la production agricole en 2008
Entre 2005 et 2008, la croissance annuelle moyenne des ventes de maïs-grain (+ 32,1 %) et de soja (+ 19,3 %) a contribué à la hausse de la valeur totale de la production agricole (+ 6,3 %) qui a atteint 9,3 milliards de dollars en 2008.
Les ventes des productions animales ont progressé de 2,3 % en moyenne entre 2005 et 2008 pour atteindre 4,3 milliards de dollars en 2008. Des augmentations annuelles moyennes de ventes de bovins (+ 13,7 %), de volailles (+ 8,4 %) et laitière (+ 1,8 %) ont stimulé la production animale. En contrepartie, les ventes de la production porcine ont connu une diminution moyenne de 3,0 % par année sur la même période.
Depuis 2005, les ventes aux autres exploitations agricoles sont en moyenne de 1,32 milliard de dollars par année et représentent 15,7 % de la valeur moyenne de la production agricole totale. Les autres sources de revenus, telles que les paiements de programmes, les remises gouvernementales et le travail à forfait génèrent en moyenne 1,34 milliard de dollars par année soit 16,0 % de la valeur de la production totale moyenne.
L'Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le coordonnateur statistique pour le Québec et la pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.
Sources :
-
Patrick Lemire
Analyste bioalimentaire
Tél. : 418 691-2411, poste 3049
-
Éric Lamontagne
Agroéconomiste
Tél. : 418 691-2411, poste 3301
-
Sylvain Carrier
Conseiller en communication
Tél. : 418 691-2403, poste 3329
Cellulaire : 418 655-2411
Institut de la statistique du Québec
- Centre d'information et de documentation (ISQ)
Tél. : 418 691-2401
ou 1 800 463-4090 (sans frais d'appel au Canada et aux États-Unis)
|
|