Baisse des investissements miniers en 2013

Québec, le 11 février 2014 – Après avoir atteint un niveau record de 5,13 G$ en 2012, les investissements miniers ont connu un recul pour la première fois en dix ans en 2013, pour s’établir à 3,25 G$, un repli de 36,7 %. Pour 2014, le niveau des investissements s’annonce similaire à 2013, selon les intentions exprimées par les compagnies minières. C’est ce que révèle l’Institut de la statistique du Québec dans le cadre de l’enquête préliminaire 2013-2014 (intention) sur l’investissement minier au Québec.

Pas moins de 96,1 % des investissements réalisés en 2013 ont été effectués dans le triangle minier formé des régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Ces régions affichent toutes des baisses par rapport à 2012 et seules les régions de la Côte-Nord, avec 1,19 G$ (36,7 % du total) et le Nord-du-Québec, avec 1,08 G$ (33,2 %), franchissent le cap du milliard de dollars. Pour sa part, l’Abitibi-Témiscamingue a vu ses investissements baisser de 26,6 % pour se situer à 0,85 G$ (26,2 % du total).

Diminution des dépenses d’exploration en 2013

En 2013, les dépenses en exploration et mise en valeur ont régressé de 47,2 % pour se situer à 328 M$. La baisse atteint 60,7 % lorsque l’on compare les données de 2013 au montant historique de 834 M$ atteint en 2011. Les petites sociétés d’exploration (les juniors) conservent leur mainmise sur les dépenses d’exploration avec 64,9 % du total (213 M$) en 2013 comparativement à 67,3 % (418 M$) en 2012. Dans le contexte d’une stagnation des prix des métaux, les grandes sociétés (les majeures) révisent à la baisse certaines de leurs activités, notamment l’exploration. Par conséquent, leur part des travaux occupe aujourd’hui 26,4 % (86,7 M$) comparativement à 29,1 % en 2012. Les sociétés d’État, avec 28 M$ des dépenses, représentent 8,7 % du total investi en exploration en 2013.

L’or demeure toujours la substance la plus recherchée au Québec, accaparant 37,0 % de l’ensemble des dépenses d’exploration et de mise en valeur, soit 121 M$. En 2011, sa part s’élevait à 53,7 %, et ce repli s’explique en partie par le recul du prix de l’once d’or qui est passé de 1 750 $ US en septembre 2012 à 1 225 $ US en décembre 2013. Les métaux usuels, en particulier le cuivre, le nickel et le zinc, occupent la deuxième place (59 M$; 18,0 %), suivis par les métaux ferreux (36 M$; 10,9 %), les éléments des terres rares (31 M$; 9,5 %), les phosphates (24 M$; 7,3 %) et le graphite (11 M$; 3,4 %).

2014 : un niveau d’investissement qui devrait être comparable à 2013

Par ailleurs, selon les intentions exprimées par les compagnies minières au cours des derniers mois, en 2014, l’investissement minier devrait être de niveau comparable à celui de 2013, pour atteindre 3,28 milliards de dollars. De leur côté, les dépenses d’exploration et de mise valeur devraient connaître une croissance de 14,2 % en 2014, avec des prévisions de 374 M$.

Les données et les tableaux sont disponibles sur le site Web de l’ISQ.


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Sources :

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