Entre 2009 et 2014, la situation de l’administration québécoise, tant sur le plan du salaire que sur celui de la rémunération globale, s’est affaiblie face aux autres salariés québécois, mais elle est restée stable face aux employés du secteur privé

Montréal, le 27 novembre 2014 – Le salaire des employés de l’administration québécoise1  en 2014, calculé sur la base des emplois repères étudiés, est inférieur de 11,5 % à celui des autres salariés québécois évoluant dans des entreprises de 200 personnes ou plus. Un retard est également observé par rapport aux employés du secteur privé (– 8,4 %). Toutefois, au chapitre de la rémunération globale, qui tient compte à la fois des salaires, des avantages sociaux et des heures de présence au travail, l’administration québécoise présente un retard de 7,6 % face à l’ensemble des autres salariés québécois; la parité est toutefois notée vis-à-vis du secteur privé. Tels sont quelques-uns des constats qui se dégagent du rapport de l’Institut de la statistique du Québec Rémunération des salariés. État et évolution comparés 2014, rendu public aujourd’hui.

La situation de l’administration québécoise est meilleure sur le plan de la rémunération globale que sur celui du salaire en raison d’une semaine régulière de travail plus courte et d’un nombre d’heures chômées payées (congés) plus élevé. Les heures de présence au travail, obtenues en retranchant les heures chômées payées des heures régulières, sont donc moins nombreuses dans l’administration québécoise. Cependant, les débours pour les avantages sociaux dans l’administration québécoise, qui représentent 25,2 % du salaire, sont inférieurs à ceux des employeurs des autres salariés québécois (28,8 %), mais statistiquement similaires à ceux du secteur privé (24,8 %).

Les écarts sont calculés sur la base de 77 emplois repères représentatifs de la structure de l’effectif de l’administration québécoise et comparables à ceux des différents segments du marché du travail. Les emplois utilisés sont répartis selon cinq catégories : les professionnels, les techniciens, les employés de bureau, les employés de service et les ouvriers. Les emplois repères des catégories des techniciens et des employés de bureau regroupent respectivement 25 % et 38 % de l’effectif total comparé de l’administration québécoise.

La situation comparative de l’administration québécoise est demeurée stable entre 2013 et 2014 par rapport à l’ensemble des autres salariés québécois et au secteur privé, tant sur le plan salarial que sur celui de la rémunération globale. Par contre, depuis 2009, la situation comparative de l’administration québécoise s’est affaiblie face aux autres salariés québécois. En effet, le retard salarial de l’administration québécoise est plus important en 2014 qu’en 2009; l’écart passant de 8,7 % à 11,5 % en cinq ans. Quant à la rémunération globale, le même constat est observé; l’écart passe de – 3,7 % en 2009 à – 7,6 % en 2014. Vis-à-vis du secteur privé, tant sur le plan du salaire que sur celui de la rémunération globale, la situation de l’administration québécoise par rapport au secteur privé est demeurée stable entre 2009 et 2014.

Perspectives plus faibles pour l’année 2015 en raison de l’inflation

L’Institut établit, sur la base des conventions collectives du ministère du Travail et des enquêtes de maisons d’experts-conseils, que l’ensemble des salariés québécois bénéficieraient d’une augmentation moyenne de leurs échelles salariales de 1,9 % en 2014 et de 2,0 % en 2015. Les salariés syndiqués connaîtraient un taux de croissance plus élevé en 2015 qu’en 2014 (2,2 % contre 2,0 %). En ce qui concerne les non-syndiqués, ils obtiendraient un taux identique (1,9 %) pour chaque année. Selon les prévisions d’évolution de l’inflation actuellement disponibles (1,4 % en 2014 et 1,7 % en 2015), l’ensemble des salariés québécois devraient connaître un gain de pouvoir d’achat pour chacune des deux années; cependant, il serait plus élevé en 2014 (0,5 point contre 0,3 point de pourcentage).

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1. Ce secteur inclut la fonction publique québécoise et les réseaux publics de l’éducation, de la santé et des services sociaux. Les organismes à caractère public, par exemple les sociétés d’État sont exclus; ils font partie du secteur « entreprises publiques ».


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Sources :

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    Cellulaire : 418 655-2411
  • Nadège Jean
    Coordonnatrice, études sur la rémunération
    Direction des statistiques du travail et de la rémunération
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