Baisse du PIB réel de l’industrie bioalimentaire en 2013

Québec, le 28 janvier 2015 – En 2013, l’industrie bioalimentaire a enregistré un produit intérieur brut (PIB) réel de 21,7 milliards de dollars (G$), en recul de 0,8 % sur 2012. L’apport de cette industrie au PIB réel de l’ensemble de l’économie québécoise s’est établi à 7,1 %, réparti entre la fabrication d’aliments, de boissons et de produits du tabac (2,2 %), les services de restauration et débits de boissons (1,6 %), les cultures agricoles et l’élevage (1,2 %), les grossistes-distributeurs de produits alimentaires (1,1 %) et les magasins d’alimentation (1,0 %).

De 2010 à 2013, le PIB réel bioalimentaire a connu une décroissance annuelle moyenne de 0,4 %, passant de 22,0 G$ à 21,7 G$. Sur la période, quatre années consécutives de repli ont été affichées par les magasins d’alimentation (– 2,4 % par an) et la fabrication d’aliments, de boissons et de produits du tabac (– 2,1 %). À l’opposé, les grossistes-distributeurs de produits alimentaires (+ 2,0 % par an), les services de restauration et débits de boissons (+ 1,3 %) ainsi que les cultures agricoles et l’élevage (+ 0,6 %) ont accru leur PIB réel.

Ces informations sont tirées du Profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire au Québec, édition 2014, qui a été réalisé conjointement par l’Institut de la statistique du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. La publication présente les principales données de l’industrie ainsi que des informations sectorielles détaillées.

Hausse des investissements

En 2013, les entreprises bioalimentaires ont investi pour 2,6 G$ en construction, matériels et outillages, en hausse de 90,1 millions de dollars (M$) par rapport à 20121. Entre 2010 et 2013, leurs investissements ont progressé en moyenne de 6,2 % par an, soutenus par les magasins d’alimentation (+ 286,5 M$), les services de restauration et débits de boissons (+ 84,9 M$), les grossistes-distributeurs de produits alimentaires (+ 39,1 M$) et la fabrication d’aliments (+ 32,5 M$).

Stabilité de l’emploi

En 2013, à l’instar de 2012, l’industrie bioalimentaire a fourni de l’emploi à environ 485 000 travailleurs au Québec. De 2010 à 2013, le nombre d’emplois de cette industrie a connu un accroissement moyen de 0,3 % par année. Les services de restauration et débits de boissons (+ 14 300) et l’agriculture (+ 900) ont contribué à l’augmentation des effectifs. Sur la même période, la part relative de l’emploi de l’industrie par rapport à l’ensemble de l’économie est passée de 12,3 % à 12,0 %.

Maintien d’un surplus commercial

Après avoir généré un surplus commercial record de 770,7 M$ en 2012, l’industrie bioalimentaire québécoise a affiché un solde commercial de 447,2 M$ en 2013. La valeur des exportations a atteint 6,1 G$ (– 1,0 %), tandis que les importations se sont élevées à 5,6 G$ (+ 4,8 %). Au cours de la période 2010-2013, le surplus commercial s’est accru de 190,5 M$, pour une croissance annuelle moyenne de 20,3 %.

En 2013, les États-Unis sont la principale destination des produits québécois avec 3,7 G$, en hausse de 14,5 % par rapport à 2012. L’Union européenne (UE-28) et le Japon suivent avec respectivement 543,4 M$ (– 21,8 %) et 447,0 M$ (– 10,8 %). Entre 2010 et 2013, relativement à l’ensemble des exportations, la part des États-Unis s’est accrue de 55,7 % à 61,4 %, alors que l’Union européenne (UE-28) et le Japon ont vu leur part relative respective reculer, de 13,1 % à 8,9 % et de 9,3 % à 7,3 %.

Fait à noter, de 2010 à 2013, la somme des exportations de porcs (5,2 G$) et d’oléagineux et ses produits (3,4 G$) a atteint 8,6 G$, tandis que les importations de boissons (5,0 G$) et de fruits et noix (2,3 G$) se sont établies à 7,3 G$.

Augmentation des ventes agricoles

En 2013, les ventes agricoles aux autres secteurs ont atteint 7,8 G$, soit 2,9 % de plus qu’en 2012. L’accroissement est venu des productions animales (+ 2,5 %) et végétales (+ 3,5 %). Les ventes d’animaux (+ 56,9 M$), de volailles (+ 38,1 M$) et de produits animaux (+ 29,3 M$) ont accru les ventes animales à 5,1 G$, alors que l’acériculture (+ 78,1 M$), les plantes fourragères (+ 23,0 M$) et les légumes (+ 20,1 M$) ont mené les productions végétales à 2,7 G$. Durant la période 2010-2013, la croissance annuelle moyenne des ventes aux autres secteurs a été de 5,8 %, les ventes animales et végétales affichant une progression respective de 4,0 % et de 9,3 % par an.

Les ventes aux autres exploitations agricoles ont été de 1,1 G$ et ont représenté 12,6 % de la valeur des ventes agricoles totales (8,9 G$). Les autres sources de revenus telles que les paiements de programmes, le travail à forfait, les remises gouvernementales, le loyer des terres agricoles et l’utilisation de la production pour propre compte ont généré 1,0 G$, soit 9,8 % de la production totale (9,9 G$).

1. Excluant la fabrication de boissons et de produits du tabac dont les données sont confidentielles.


 

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Sources :

    Institut de la statistique du Québec
  • Éric Massicotte
    Agroéconomiste
    Tél. : 418 691-2411, poste 3130
  • Patrick Lemire
    Analyste bioalimentaire
    Tél. : 418 691-2411, poste 3049
  • Sylvain Carrier
    Conseiller en communication
    Tél. : 418 691-2403, poste 3329
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