La proportion de familles héritières au Québec a connu une hausse importante entre 2005 et 2012

Québec, le 6 octobre 2015 – On estime à environ 20 milliards de dollars la valeur totale des montants transférés sous forme d’héritage au Québec entre 2007 et 2012. Le nombre de successions a connu un accroissement significatif. En 2005, seulement 17 % des familles avaient hérité, alors qu’il y en avait 28 % en 2012. Les familles héritières du Québec évaluent en moyenne la valeur totale de leurs legs à 82 100 $, alors que les familles héritières de l’Alberta (153 900 $) et de la Colombie-Britannique (137 800 $) affichent des héritages largement plus importants.

L’héritage constitue un facteur d’enrichissement de premier plan pour les familles légataires. Même en tenant compte de l’âge et du revenu, les familles héritières ont plus de chance de se retrouver dans les quintiles supérieurs de richesse patrimoniale. Les familles héritières ont de plus un patrimoine significativement supérieur à celui des familles non héritières. Ces résultats sont tirés d’un article publié aujourd’hui dans le bulletin Données sociodémographiques en bref, à partir des données de l’Enquête sur la sécurité financière de Statistique Canada.

La vie en commun : une meilleure protection contre le faible revenu pour les jeunes et les femmes que pour les hommes

En comparant les taux de faible revenu qui sont calculés en tenant compte du revenu familial avec les revenus personnels de chacun des membres de la famille, il en ressort que les femmes et les jeunes sont plus vulnérables sur le plan du revenu personnel, mais ils s’avèrent mieux protégés par la vie en commun. Du même souffle, ces résultats mettent en exergue leur plus grande dépendance financière. Par ailleurs, quoique le revenu personnel des hommes soit généralement plus avantageux que celui des femmes, les hommes vivant une situation financière précaire peuvent moins souvent compter sur d’autres membres de la famille pour les sortir d’une situation de faible revenu.

En manque d’argent : les amis et la famille sont les plus sollicités

Privés, faute d’argent, de certains biens et services importants pour la vie quotidienne, 14 % des ménages ont eu recours à l’aide financière d’amis ou de membres de la famille, 12 % se sont endettés ou ont vendu des biens et 5 % ont eu recours à un organisme de bienfaisance. Les ménages dont le principal soutien économique est une femme, ou n’a pas de scolarité universitaire, ou encore les personnes seules et les familles monoparentales, sont plus susceptibles d’avoir eu recours à l’une de ces trois options. Mais ce sont de loin les jeunes ménages qui les utilisent le plus fréquemment.


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