Croissance de l’investissement minier au Québec en 2016 et 2017

Québec, le 28 mars 2017. – Après une période de forte décroissance des investissements miniers effectués au Québec entre 2012 (5,13 G$) et 2015 (2,49 G$), pour atteindre un niveau se rapprochant de celui de 2009 (2,04 G$), les perspectives de croissance s’améliorent. Ainsi, le bilan provisoire de 2016 se traduit par une augmentation de l’investissement minier de 2,5 % par rapport à 2015, pour atteindre 2,56 G$. Selon les intentions exprimées par les compagnies minières pour 2017, le niveau d’investissement devrait poursuivre sa montée et augmenter de 6,0 % par rapport à 2015, pour atteindre 2,64 G$.

Ces résultats proviennent de l’Enquête sur l’investissement minier du Québec dont les données provisoires sont publiées aujourd’hui sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec.

Les principales régions minières du Québec

En 2016, le Nord-du-Québec (972 M$), l’Abitibi-Témiscamingue (885 M$) et la Côte-Nord (611 M$) se partagent 96,5 % des investissements totaux au Québec. La région de l’Abitibi-Témiscamingue, où les activités minières sont surtout axées sur l’or, a accusé un recul modéré de ses investissements de 5,6 % en 2015 et une augmentation de ceux-ci de 24,3 % en 2016. Pour leur part, les régions de la Côte‑Nord et du Nord-du-Québec ont été particulièrement affectées par le recul du prix du fer et des métaux usuels. Ces deux régions ont vu leurs investissements respectifs diminuer de 22,0 % et 17,0 % en 2015. En 2016, la baisse des investissements s’est poursuivie dans ces deux régions, mais de façon moins prononcée, atteignant 6,5 % sur la Côte-Nord et 7,1 % dans le Nord-du-Québec.

Investissements pour l’aménagement des complexes miniers en 2016

Les investissements pour l’aménagement des complexes miniers ont augmenté de 1,3 % par rapport à 2015. En 2016, le coût des travaux d’aménagement des complexes miniers a atteint 2,26 G$, soit 856 M$ en travaux généraux dans la roche, 714 M$ en immobilisations (constructions non résidentielles, machinerie et équipement) et 691 M$ en dépenses de réparation et d’entretien. C’est la région du Nord-du-Québec qui occupe le premier rang en termes d’investissements pour l’aménagement des complexes miniers avec 840 M$ (- 7,0 %). L’Abitibi-Témiscamingue occupe le second rang avec des investissements de 752 M$ (+ 19,2 %). La Côte-Nord affiche pour sa part des investissements de 594 M$ (- 6,8 %).

Les mines d’or occupent une place prépondérante au Québec, représentant 47,9 % (1,08 G$) des frais d’aménagement de complexes miniers. Les mines de fer et de fer et titane occupent la deuxième position avec 26,3 % (594 M$) de ces frais, tandis que les mines de métaux usuels occupent la troisième position avec 11,8 % (266 M$).

Dépenses d’exploration en 2016

Les coûts des travaux d'exploration, incluant les travaux de mise en valeur, ont pour leur part atteint 280 M$ en 2016, ce qui représente une hausse de 7,8 % par rapport à 2015. La région de l’Abitibi-Témiscamingue occupe le premier rang en termes de dépenses pour l’exploration et la mise en valeur de gîtes minéraux avec 131 M$, soit 46,8 % du total québécois. L’Abitibi-Témiscamingue connaît ainsi une importante hausse annuelle de 65,0 % pour ses dépenses en travaux d’exploration et de mise en valeur. Dans le Nord-du-Québec, ces dépenses atteignent 129 M$ (46,0 % du total québécois), soit une baisse annuelle de 10,5 %. La Côte-Nord affiche pour sa part des investissements de 7 M$ (2,4 % du total québécois) et une baisse annuelle de 56,7 %.

Les métaux précieux sont les substances les plus recherchées au Québec, avec 68,5 % des frais d’exploration et de mise en valeur pour un total de 191 M$, dont 189 M$ juste pour l’or. Suivent les métaux usuels avec 15,8 % (44 M$) des frais d’exploration et de mise en valeur.

 


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Sources :