Première diffusion des comptes des terres du Québec méridional

Québec, le 11 octobre 2017. – Entre la décennie des années 1990 et celle des années 2000, la superficie des surfaces artificielles dans le Québec méridional a augmenté de plus de 500 km² au détriment des terres agricoles et des forêts, ce qui représente une croissance d’environ 8 % sur la période ou 0,6 % par année. Cette évolution varie d’une région administrative à une autre. C’est ce que révèlent les nouvelles données des comptes des terres du Québec méridional publiées aujourd’hui sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec.

Les comptes des terres servent à mesurer, selon des normes internationales de comptabilité environnementale, la superficie des terres par type de couverture terrestre (surfaces artificielles, terres agricoles, milieux humides ou forêts) et la superficie où se produisent les changements de couverture terrestre pour une période donnée. Par exemple, la superficie des terres agricoles a diminué de près de 1 000 km² entre les années 1990 et les années 2000 (– 4 %). Ce sont essentiellement les forêts et les surfaces artificielles qui ont remplacé les terres agricoles.

Croissance de la superficie des surfaces artificielles dans toutes les régions du Québec méridional

C’est dans la région administrative de Laval que la superficie des surfaces artificielles a le plus augmenté (+ 18 % entre 1994 et 20071). Elle a aussi beaucoup augmenté dans les régions du Centre-du-Québec (+ 12 % entre 1991 et 2006), du Saguenay–Lac-Saint-Jean (+ 11 % entre 1995 et 2008), de l’Outaouais (+ 11 % entre 1990 et 2003), de Lanaudière (+ 11 % entre 1995 et 2008), des Laurentides (+ 11 % entre 1991 et 2005) et de la Montérégie (+ 10 % entre 1994 et 2009). Entre 1994 et 2007, les terres agricoles ont perdu chaque année 1,4 % de leur superficie au profit des surfaces artificielles dans les régions de Montréal et de Laval.

Vers un système de comptabilité environnementale

Les comptes des terres du Québec méridional forment la première composante des comptes de l’environnement pour le Québec, un système intégré de mesure économique et environnementale du capital naturel. Les comptes de l’environnement permettent de produire des indicateurs et des analyses qui peuvent éclairer les enjeux multisectoriels relatifs, notamment, à la promotion du développement durable et de l’économie verte, ainsi qu’à l’aménagement durable du territoire.

1. La période de référence varie d’une région administrative à l’autre selon la disponibilité des données.

 


L’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

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Sources :