La migration interrégionale au Québec en 2017-2018 : les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie demeurent les grandes gagnantes

Québec, le 20 février 2019. – Entre le 1er juillet 2017 et le 1er juillet 2018, près de 200 000 personnes ont changé de région administrative de résidence au Québec, soit 2,4 % de la population. C’est ce que révèle le bulletin Coup d’œil sociodémographique, numéro 68, publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec.

Les régions des Laurentides, de Lanaudière et de la Montérégie continuent de faire des gains importants dans leurs échanges migratoires avec les autres régions du Québec, surtout au détriment de Montréal. La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine affiche pour sa part un solde migratoire interrégional positif pour une deuxième année consécutive, tandis que les autres régions plus éloignées des grands centres, particulièrement la Côte-Nord, connaissent encore des pertes.

Solde et taux net de migration interrégionale, régions administratives du Québec, 2017-2018


Solde et taux net de migration interrégionale, régions administratives du Québec

Source : Institut de la statistique du Québec, exploitation du Fichier d'inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

 

Les pertes migratoires interrégionales de Montréal s’accentuent

En 2017-2018, les échanges migratoires de Montréal avec les autres régions administratives du Québec se sont soldés par une perte nette de près de 24 000 personnes, l’équivalent de – 1,24 % de sa population. Ce déficit est le plus important pour Montréal depuis 2009-2010, un résultat attribuable à une hausse des départs vers les régions qui lui sont adjacentes.

Des gains migratoires importants dans les régions adjacentes à Montréal, à l’exception de Laval

La région des Laurentides a gagné 6 300 personnes dans ses échanges migratoires avec les autres régions en 2017-2018. Ce solde équivaut à un taux net de migration interrégionale de 1,05 %, le plus élevé de toutes les régions. Le taux est moindre en Montérégie (0,58 %), mais les gains y sont les plus importants en nombre absolu, soit près de 9 000 personnes. Dans ces deux régions, les gains ont augmenté pour une quatrième année consécutive en 2017-2018.

Lanaudière demeure elle aussi parmi les grandes gagnantes avec un solde migratoire interrégional de 3 400 personnes (0,67 %) en 2017-2018. Pour sa part, Laval maintient un solde tout juste positif, soit environ 250 personnes (0,06 %). Depuis quelques années, les gains réalisés au détriment de Montréal compensent à peine les pertes face aux autres régions adjacentes.

Des gains dans plusieurs autres régions, notamment en Estrie

En Estrie, les échanges migratoires avec les autres régions administratives ont engendré des gains de près de 1 500 personnes en 2017-2018, l’équivalent d’un taux net de migration interne de 0,46 %. Il s’agit du meilleur bilan migratoire pour cette région depuis le début de la série en 2001-2002. La Capitale-Nationale, la Chaudière-Appalaches, la Mauricie, le Centre-du-Québec et l’Outaouais affichent aussi des soldes migratoires positifs, mais les gains y sont de moindre ampleur proportionnellement à la taille de leur population. Parmi ces dernières, seule la région de l’Outaouais a connu une augmentation substantielle de ses gains en 2017-2018.

Des pertes dans les régions plus éloignées des grands centres, sauf en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Les régions plus éloignées des grands centres sont presque toutes demeurées déficitaires dans leurs échanges migratoires internes en 2017-2018. Les pertes nettes ont été particulièrement marquées sur la Côte-Nord : celle-ci a perdu environ 900 résidents au profit des autres régions du Québec, soit près de 1 % de sa population. La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine fait figure d’exception parmi ce groupe de régions en affichant, pour une deuxième année consécutive, un solde migratoire interrégional positif en 2017-2018. Ses gains, de près de 250 personnes, se concentrent surtout dans les groupes d’âge actif.

Pour en savoir plus
Des données complémentaires sur la migration interrégionale au Québec, incluant des données par MRC et par groupe d’âge, sont disponibles sur le site Web de l’Institut.

La migration interne est une composante importante du bilan démographique des régions administratives et des MRC, mais elle n’est pas la seule à agir pour faire varier la taille de leur population. Les autres composantes sont l’accroissement naturel, soit la différence entre les naissances et les décès, de même que les migrations interprovinciales et internationales. Dans certaines régions, comme Montréal et le Nord-du-Québec, le solde migratoire interrégional est négatif, mais la population continue d’augmenter puisque d’autres facteurs d’accroissement compensent les pertes migratoires internes. À l’inverse, une région peut voir sa population diminuer malgré un solde migratoire interrégional positif.

 


L’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

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