Rémunération globale de l’administration québécoise : retard par rapport aux autres salariés québécois, mais parité avec les salariés du secteur privé

Montréal, le 28 novembre 2019. – En 2019, la rémunération globale par heure travaillée dans l’administration québécoise (salaires, avantages sociaux et heures de présence au travail) affiche un retard de 6,2 % par rapport à l’ensemble des autres salariés québécois travaillant dans les entreprises de 200 employés et plus. La parité est toutefois notée avec le secteur privé. C’est ce qui ressort, entre autres, du rapport Rémunération des salariés. État et évolution comparés 2019 de l’Institut de la statistique du Québec, rendu public aujourd’hui.

 

Comparaison des écarts de rémunération globale entre l'administration québécoise et les autres salariés québécois et le privé, entre 2019 et 2018 et entre 2019 et 2010

Secteur Écarts de rémunération globale

2019 2018 Par rapport à 2018 2010 Par rapport à 2010


% %



Autres salariés québécois – 6,2 – 6,6 Stabilité – 5,6 Stabilité
Privé 2,2* 2,1* Stabilité 2,3* Stabilité

* Indique la parité de l'administration québécoise et du secteur.
Source : Institut de la statistique du Québec, Rémunération des salariés. État et évolution comparés 2019

 

Entre 2018 et 2019, l’écart de la rémunération globale entre l’administration québécoise et les autres salariés québécois et le secteur privé est demeuré stable. Le même constat est observé pour la période de 2010 à 2019.

Retard salarial dans l’administration publique

Si l’on s’intéresse seulement au salaire, l’administration québécoise présente un salaire moyen inférieur à celui de l’ensemble des autres salariés québécois (– 13,2 %) et à celui des salariés du secteur privé (– 10,2 %).

 

Comparaison des écarts salariaux entre l'administration québécoise et les autres salariés québécois et le privé, entre 2019 et 2018 et entre 2019 et 2010

Secteur Écarts salariaux

2019 2018 Par rapport à 2018 2010 Par rapport à 2010


% %


Autres salariés québécois (ASQ) – 13,2 – 13,7 Stabilité – 10,4 Affaiblissement
Privé – 10,2 – 10,6 Stabilité – 7,0 Stabilité

Source : Institut de la statistique du Québec, Rémunération des salariés. État et évolution comparés 2019.

 

Sur le plan salarial et sur celui de la rémunération globale, entre 2018 et 2019 la situation de l’administration québécoise est demeurée stable par rapport à l’ensemble des autres salariés québécois et aux salariés du secteur privé. Depuis 2010 cependant, elle s’est affaiblie comparativement à celle des autres salariés québécois sur le plan salarial.

Les heures de présence au travail améliorent la situation comparative de l’administration québécoise

En 2019, le retard moins marqué de l’administration québécoise vis-à-vis des autres salariés québécois sur le plan de la rémunération globale (– 6,2 %) que sur celui du salaire (– 13,2 %) s’explique par une semaine normale de travail plus courte et un nombre de congés (heures chômées payées) plus élevé. Les heures de présence moindres expliquent aussi la parité avec le secteur privé sur le plan de la rémunération globale, et ce, malgré le retard salarial.

Par ailleurs, les coûts pour les avantages sociaux dans l’administration québécoise, qui représentent 26,1 % du salaire en 2019, sont supérieurs à ceux des employeurs des autres salariés québécois (25,5 %) et à ceux du secteur privé (22,7 %).

Secteur de base et marché de référence utilisés pour la comparaison


 Administration québécoise Autres salariés québécois
(Entreprises et organisations de 200 employés et plus)

 Fonction publique Entreprises privées
 Éducation Entreprises publiques locales, provinciales (sociétés d’État et autres) et fédérales au Québec
 Santé et services sociaux Administration fédérale au Québec
Universités
Administrations municipales de 25 000 habitants et plus


Emplois comparés


Les écarts sont calculés sur la base de 74 emplois repères représentatifs de la structure de l’effectif de l’administration québécoise et ayant une contrepartie directe et pertinente sur le marché des autres salariés québécois. Par exemple, une part des emplois de l’administration québécoise, comme les infirmières et les enseignants, ne sont pas pris en compte dans l’analyse.

 

Perspectives salariales pour l’ensemble des travailleurs québécois en 2019 et en 2020

L’Institut de la statistique du Québec établit aussi, sur la base des conventions collectives du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et d’enquêtes de cabinets d’experts-conseils, les perspectives salariales pour l’ensemble des travailleurs du Québec, syndiqués et non syndiqués. Ceux-ci devraient bénéficier d’une augmentation salariale moyenne de 2,2 % en 2019 et de 2,0 % en 2020.

Les syndiqués connaîtraient un taux de croissance salariale plus fort en 2019 qu’en 2020 (2,7 % contre 2,2 %), alors que les non-syndiqués obtiendraient 1,9 % d’augmentation, tant en 2019 qu’en 2020.

Autres résultats présentés dans le rapport

Le rapport Rémunération des salariés. État et évolution comparés 2019 présente également les résultats détaillés de la comparaison par catégorie d’emplois (professionnels, techniciens, employés de bureau, employés de service et ouvriers) et par emploi repère pour toutes les composantes de la rémunération globale. Les analyses sont aussi fondées sur les échelles salariales, qui reflètent les politiques de rémunération des employeurs.

 


L’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

– 30 –

 

Relations avec les médias
Centre d'information et de documentation

Tél. : 418 691-2401
ou 1 800 463-4090 (sans frais d'appel au Canada et aux États-Unis)
Courriel : cid@stat.gouv.qc.ca

Compte Twitter : twitter.com/statquebec