Définitions(s)


L’expression « travailleurs de la culture » fait référence aux personnes qui exercent une des professions de la culture et des communications ou qui travaillent dans une industrie de la culture et des communications. En croisant les concepts de profession et d’industrie, la population active expérimentée se répartit ainsi en quatre groupes de travailleurs :

  • Le groupe A, soit les personnes qui exercent une profession de la culture et des communications et qui travaillent dans une industrie de la culture et des communications.
  • Le groupe B, soit les personnes qui exercent une profession de la culture et des communications, mais qui travaillent dans une autre industrie.
  • Le groupe C, soit les personnes qui exercent une profession autre, mais qui travaillent dans une industrie de la culture et des communications.
  • Le groupe D, soit les travailleurs d’autres professions qui travaillent dans d’autres industries.



Tableau 1

Catégorisation de la population active expérimentée selon le type de profession et l'industrie


Professions de la culture et des communications Autres professions Total : toutes les professions

Industries de la culture et des communications A) Professions de la culture et des communications dans les industries de la culture et des communications C) Autres professions dans les industries de la culture et des communications Ensemble des industries de la culture et des communications (A+C)

Autres industries B) Professions de la culture et des communications dans les autres industries D) Autres professions dans les autres industries Ensemble des autres industries(B+D)
Total : toutes les industries Ensemble des professions de la culture et des communications(A+B) Ensemble des autres professions (C+D) Ensemble de la population active expérimentée

Source : Institut de statistique de l’UNESCO (2014), "Cultural employment matrix", dans Summary Report of the 2013 UIS Cultural Employment Metadata Survey, p. 7. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec.


Population active expérimentée

L’expression « population active expérimentée » fait référence aux personnes de 15 ans et plus qui ont occupé un emploi salarié ou travaillé à leur compte au cours de la semaine s’échelonnant du dimanche 1er mai au samedi 7 mai 2016. Toutefois, dans le cas des personnes qui n’ont pas travaillé pendant cette semaine-là, mais qui ont travaillé à un moment quelconque depuis le 1er janvier 2015, les données portent sur l’emploi occupé le plus longtemps au cours de cette période.

Professions culturelles

L’expression « professions culturelles » fait référence aux 37 professions de la culture et des communications choisies par l’Observatoire dans la Classification nationale des professions (CNP) 2016. L’effectif total de ces 37 professions correspond à l’addition des groupes A et B du tableau 1.

Industries culturelles

L’expression « industries culturelles » fait référence aux 14 industries de la culture et des communications choisies par l’Observatoire dans le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) version 2012 .L’effectif total des personnes travaillant dans ces 14 industries correspond à l’addition des groupes A et C du tableau 1.1.

Travailleurs des professions culturelles

L’expression « travailleurs des professions culturelles » fait référence aux personnes qui exercent l’une ou l’autre des 37 professions culturelles retenues, c’est-à-dire les personnes des groupes A et B du tableau 1.2.


Tableau 1.1

Groupe constituant les travailleurs des professions culturelles


Professions de la culture et des communications Autres professions

Industries de la culture et des communications A C

Autres industries B D

Travailleurs des Professions culturelles= A+B

Source : Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec.


Travailleurs de la culture

L’expression « travailleurs de la culture » fait référence aux travailleurs qui exercent l’une ou l’autre des 37 professions culturelles retenues ou qui sont à l’emploi de l’une ou l’autre des 14 industries culturelles retenues. Ils incluent à la fois les travailleurs qui exercent une profession culturelle et ceux qui n’exercent pas une profession culturelle, mais qui travaillent dans une industrie culturelle. Il s’agit donc des personnes des groupes A, B et C du tableau 1.

Tableau 1.2

Groupes constituant les "travailleurs de la culture"


Professions de la culture et des communications Autres professions

Industries de la culture et des communications A C

Autres industries B D

Travailleurs de la culture = A+B+C

Source : Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec.

Méthodologie(s)


Source des statistiques sur les travailleurs de la culture et des communications

Les statistiques sur l’effectif des travailleurs de la culture et des communications au Québec proviennent des données du recensement de Statistique Canada.

Il est à noter que dans les tableaux portant sur la répartition, en 2016, de l’effectif de ces professions selon la langue de travail, selon le statut d’emploi, selon le revenu et selon l’industrie, les statistiques proviennent d’une totalisation spéciale réalisée par Statistique Canada pour le compte de l’Institut de la statistique du Québec, à partir des données du recensement. Ces statistiques peuvent différer légèrement de celles diffusées par Statistique Canada. Ces différences s’expliquent en très grande partie par la méthode d’arrondissement aléatoire utilisée par Statistique Canada.

Recensement du Canada

Le recensement est tenu tous les cinq ans et il fournit ainsi une perspective historique sur l’évolution des collectivités et du pays au fil des ans. Le 10 mai 2016, Statistique Canada a mené le recensement de la population pour dresser le portrait statistique du Canada et de ses habitants.

Le recensement vise tous les citoyens canadiens, les immigrants reçus et les résidents non permanents, c’est-à-dire les personnes qui revendiquent le statut de réfugié, les titulaires d’un permis ministériel, d’un permis de séjour pour étudiant ou d’un permis de travail qui se trouvaient au Canada au moment du recensement. Le recensement dénombre également les citoyens canadiens et les immigrants reçus qui sont temporairement à l’extérieur du pays le jour du recensement.

Il fournit des renseignements sur les caractéristiques démographiques, sociales, économiques et culturelles de la population canadienne, les familles, les ménages et les logements. Un questionnaire est expédié à chaque ménage : un questionnaire court ou un questionnaire long. Le questionnaire long est adressé à un ménage sur quatre. Au recensement, la méthode de collecte des données est celle de l’autodénombrement, c’est-à-dire que les personnes remplissent elles-mêmes le questionnaire.

Les données sur le marché du travail, l’éducation, le logement et le revenu sont recueillies auprès d’un échantillon de 25 % de la population âgée de 15 ans et plus, à l’exclusion des pensionnaires d’un établissement institutionnel. Selon la variable collectée, différentes périodes de référence sont utilisées : la semaine précédant le recensement pour ce qui est de l’activité sur le marché du travail, l’année civile précédente en ce qui concerne le revenu et les semaines travaillées, et la période couvrant les 17 mois précédant le recensement (du 1er janvier 2015 au 10 mai 2016) quant aux données sur la catégorie de travailleur, la profession et l’industrie.

Avant d’établir une comparabilité des données sur le marché du travail entre le recensement et celles de l’Enquête sur la population active (EPA), il est conseillé de consulter l’annexe D du Dictionnaire du Recensement, étant donné l’existence de plusieurs différences fondamentales quant à la méthode de dénombrement, à la couverture, à la taille de l’échantillon, à la période de référence, au contenu des questions de même qu’à la méthode utilisée pour dériver les catégories d’activité.

Source : Statistique Canada (SC), Guide du Recensement de la population, 2016 [En ligne] [www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/ref/98-304/index-fra.cfm]

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Classification(s)

Les 37 professions de la culture et des communications

Les 37 professions faisant l’objet des tableaux correspondent à des catégories de la Classification nationale des professions pour statistiques (CNP).

Classification nationale des professions (CNP)

La Classification nationale des professions pour statistiques (CNP) de 2016, produite en collaboration avec Emploi et Développement social Canada (EDSC), est la classification officielle de Statistique Canada pour la collecte et la diffusion de données concernant les professions. Elle est le document officiel pour la classification des données sur les professions découlant du Recensement de 2016 et d’autres enquêtes de Statistique Canada. La CNP de 2016 présente une structure systématique de classification pour établir et classer la gamme complète des activités professionnelles au Canada. Elle compte plus de 30 000 titres de profession regroupés en 500 groupes de base, organisés selon les quatre niveaux de compétences et les dix genres de compétences.

Source : Statistique Canada (SC), Introduction de l’édition 2016 de la Classification nationale des professions (CNP) [En ligne] [noc.esdc.gc.ca/Francais/CNP/Introduction.aspx?ver=16]

Classification des professions de la culture et des communications, 2016 CPCC

Classification des professions de la culture et des communications, 2016

 

Les 14 industries de la culture et des communications

Les 14 industries faisant l’objet des tableaux correspondent à des catégories du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN).

Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN)

Le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) est un système de classification des activités économiques qui a été conçu par les organismes statistiques du Canada, du Mexique et des États-Unis pour fournir des définitions communes de la structure industrielle des trois pays, ainsi qu'un cadre statistique commun pour faciliter l'analyse des trois économies. Le SCIAN est un système global qui s'applique à toutes les activités économiques. Ce système commun de classification s'appuie sur un cadre conceptuel fondé sur la production ou l'offre. Les établissements y sont groupés par classe en fonction de la similitude des procédés de production, tels que la structure des intrants et les qualifications de la main-d’œuvre. La version 2012 de la classification SCIAN a été utilisée pour caractériser les industries dans lesquelles travaillaient les Canadiens lors du Recensement de 2016. Le SCIAN est un système exhaustif qui s'applique à toutes les activités économiques. Sa structure est hiérarchique. Au niveau le plus élevé, l'économie s'y trouve divisée en 20 secteurs. Les niveaux inférieurs comportent des distinctions entre les différentes activités économiques dans lesquelles sont engagées les entreprises.

Source : Statistique Canada (SC), Introduction de l’édition 2012 du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) [En ligne] [www.statcan.gc.ca/fra/sujets/norme/scian/2012/introduction]

Industries de la culture et des communications basées sur le SCIAN 2012

Industries de la culture et des communications basées sur le SCIAN 2012


Mise à jour : 17 décembre 2018

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