Classification(s)


  • Note sur les classifications de la structure professionnelle
    • Les recensements canadiens constituent la seule source de données suffisamment fiables pour fournir la ventilation des professions détaillées appelées groupes de base. Les professions au sein d’un groupe de base sont liées par la similitude du travail exécuté. La collecte de la profession dans le questionnaire s’adresse à la population active expérimentée selon l’emploi occupé le plus longtemps depuis le 1er janvier de l’année précédant le Recensement. Les données sur la profession sont recueillies auprès d’un ménage sur cinq.

      On se sert d’une classification historique (CTP91 historique), construite par Statistique Canada, permettant des regroupements en vue de comparer les professions dans le temps (mouvements nets d’un recensement à l’autre). Par exemple, les professions des technologies de l’information sont regroupées pour une analyse historique, alors qu’on y distingue les ingénieurs en logiciel des concepteurs et développeurs web et autres professions en informatique si on regarde une année seulement. Ainsi, le nombre de professions en 2006 passe de 520 (CNP-S 2006) à 506 (CTP91 historique). Le rang des professions détaillées en termes d’effectif peut être différent selon la classification retenue. Par ailleurs, de façon à obtenir un effectif suffisant, les données présentées portent sur les professions dont l’effectif est supérieur à 1 000. Dans certains cas, des erreurs de codage ou de précision lors de la collecte ou des améliorations au système de codage entachent la qualité des données et la comparaison historique. Une note est alors jointe à la profession concernée. Tous les chiffres fournis dans les tableaux sont soumis à un processus d’arrondissement aléatoire. En conséquence, le total n’égale pas toujours la somme des parties.

      Une autre classification est utilisée, la CNP, produite par Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC), pour mesurer le niveau de compétence qui reflète les conditions d’accès pour exercer la profession. L’attribution du niveau de compétence repose sur le niveau et la durée des études requis, la formation, l’expérience cumulée, la responsabilité de l’emploi et la complexité des tâches. Quatre niveaux de compétence sont définis auxquels on rattache habituellement un niveau de formation : selon un ordre décroissant nous avons, A-Professionnel (universitaire), B-Technique (collégial ou secondaire professionnel ou formation d’apprenti), C-Intermédiaire (diplôme secondaire général) et D-Élémentaire (études secondaires non terminées). À ces quatre niveaux s’ajoute la Gestion qui ne peut se rattacher à ces niveaux en raison de la grande diversité de leurs niveaux de scolarité et expérience. Les domaines professionnels sont réunis en 10 catégories qui correspondent au genre de compétence. Pour plus de détails sur les classifications utilisées dans cet article, se référer au catalogue 92-566 et sur le site de RHDCC. Bien que les niveaux d’instruction et les critères d’accès aux professions diffèrent entre les provinces et que toutes les personnes ne sont pas entrées récemment dans une profession, donc n’ayant pas acquises nécessairement le niveau de formation exigé, cette classification canadienne constitue un outil utile.

      La distinction des professions dites traditionnelles ou non selon le sexe repose sur la méthode du coefficient de représentation (Hughes, 1990 et 1995). Cette méthode tient compte de l’évolution de la composition du sexe au sein de la population active d’une année à l’autre. De 1991 à 2006, la présence de femmes dans la population active globale est passée de 44,1 % à 47,1 % et celle des hommes, de 55,9 % à 52,9 %. Ces quatre proportions équivalent un coefficient de 1,00. Ce coefficient est calculé pour les 506 professions. Par exemple, une profession est considérée traditionnelle chez les femmes si la part de l’effectif féminin est égale ou supérieure à la représentativité des femmes dans l’ensemble des professions, soit un coefficient ≥ 1,00. À l’opposé, si les femmes dans une profession sont sous-représentées, c’est-à-dire que leur part est inférieure à la représentativité des femmes dans l’ensemble des professions, cette profession est dite non traditionnelle. Parmi ces dernières, on retrouve les professions fortement non traditionnelles (moins de la moitié de la représentativité du sexe dans l’ensemble, un coefficient< 0,50) et les professions intermédiaires non traditionnelles (une représentativité du sexe à l’intérieur de la fourchette 0,50-0,99). Une sous-catégorie supplémentaire est ajoutée : les professions fortement traditionnelles ou à forte dominance (représentativité de 90 % et plus d’un sexe).

      La différence du coefficient entre 1991 et 2006 exprime le changement (gain ou perte) dans la composition du sexe par profession. La lecture de la différence de coefficient doit se lire comme dans l'exemple suivant. Pour la profession B314 Agents de gestion immobilière, le coefficient chez les hommes en 1991 est de 0,88 et celui en 2006 est de 1,08, soit une différence de 0,21 (sans arrondi). Un coefficient de 1,00 correspond à une présence masculine de 55,9 % en 1991 et de 52,9 % en 2006.

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