Lorsqu’un poste est identifié à un emploi repère, son niveau de complexité est vérifié. Il se réfère aux tâches, à l’autonomie et à l’envergure des responsabilités.

L’évaluation du niveau de complexité doit être faite en fonction du poste et non du titulaire.

De façon générale, trois niveaux de complexité sont utilisés : le niveau d’entrée et d’apprentissage, le niveau de fonctionnement autonome et le niveau de chef d’équipe ou de spécialiste1.

Niveau d’entrée et d’apprentissage (Niveau 1)

Fait référence à des postes dont les tâches sont de nature courante et où le titulaire remplit progressivement les attributions caractéristiques de son corps d’emploi. Les décisions prises à ce niveau concernent des éléments courants. L’autonomie au travail est restreinte et les tâches sont effectuées selon les directives détaillées d’un supérieur immédiat.

Niveau de fonctionnement autonome (Niveau 2)

Fait référence à des postes dont les tâches sont accomplies par le titulaire de façon autonome. Ce dernier peut exercer des fonctions de soutien technique, de conception et d’analyse où il est appelé à formuler des recommandations. Il peut aussi exercer des fonctions de supervision mais cette activité n’est pas de nature régulière et continue. Il travaille sous la surveillance générale d’un supérieur immédiat qui examine la qualité du jugement et le respect des normes une fois le travail terminé.

Niveau de chef d’équipe ou de spécialiste (Niveau 3)

Niveau de complexité qui peut comporter deux types :

Le niveau de chef d’équipe se caractérise par la supervision, la coordination et la planification de ressources parmi lesquelles ont doit retrouver au moins trois employés du même corps d’emploi. Toutefois, l’emploi ne doit pas comporter plus de 50 % des tâches dédiées à la gestion.

Le niveau de spécialiste : le titulaire, en sa qualité d’expert, assure un rôle d’orientation stratégique dans le cadre de travaux et d’analyses complexes. Ces travaux se distinguent par leur caractère exceptionnel ou inusité qui ont une incidence majeure sur l’organisation. Le spécialiste est en mesure d’établir des liens avec d’autres domaines que celui de son domaine d’expertise.


1. Certains emplois repères, en fonction de leurs particularités, font exception à cette règle. Ex. : personnel de secrétariat.